famille

par Laurence Monce – Coach diplômée,  spécialisée dans la relation parents - enfants - adolescents

1. Arrêter de culpabiliser : Je suis un parent et je fais ce que je peux. Mes enfants ne vont pas être traumatisés parce que, parfois,  je hausse le ton. Au contraire, ce sont de vraies opportunités, pour eux, d’apprendre à composer avec l’imperfection parentale et humaine. Je leur demande pardon de mon comportement, cela leur apprend à assumer leurs propres erreurs. C’est parce que je ne suis pas toujours disponible pour eux qu’ils apprennent aussi l’autonomie et l’indépendance. Je me rattrape le week-end durant les activités familiales pour passer de vrais moments de bonheur.

2. S’occuper de soi : J’explique à mes enfants que j’ai besoin de prendre du temps pour moi. Je fais alors mes propres activités à l’extérieur du cercle familial. Quand je me sens bien avec moi-même, je suis un meilleur parent.

3. Faire le clown : De temps en temps, il est bon d’enlever la casquette de parent pour s’amuser avec les enfants. Je fais des blagues,  je chante,  je danse,  je me déguise… Cela me sert à être davantage crédible à leurs yeux quand je suis un parent sérieux. Les enfants sont alors capables de voir la différence et savent alors sous quelle casquette je me trouve : éducateur ou clown.

4. Arrêter de les servir : Je cesse de devancer les questions de mes enfants et arrête d’anticiper leurs besoins. Au contraire, je leur laisse de l’autonomie en leur permettant de s’exprimer, de demander, avec des phrases claires et polies et surtout,  je suis un parent sourd aux gémissements et pleurnicheries en tous genres. J’ai appris à ne pas dire oui à tout. Je les fais attendre afin qu’ils apprennent la patience et le respect.

5. Laisser les enfants respirer : J’évite de donner des consignes inutiles ou de formuler des critiques : « attention, tu vas casser l’assiette…, Vas laver tes mains…, Ne touches pas à ça…) Souvent le silence est d’or. Ne dit-on pas qu’il faut tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler ?

6.  Respecter les enfants : J’utilise un ton correct pour parler à mes enfants (comme si je parlais aux enfants d’un ami). J’évite de les humilier en public. Je préfère leur faire des demandes de façon agréable plutôt que de leur donner des ordres (« Aurore, s’il te plait, peux-tu venir ranger tes chaussures ? » C’est mieux que «  Ramasse tes chaussures immédiatement, elles traînent encore…).

7. Arrêter de crier : Les enfants ne sont pas sourds. Rien ne sert de crier. Sinon, ils risquent de ne plus m’entendre. Menaces, répétitions ou cris ne servent à rien.  Je préfère aider l’enfant à appliquer la consigne demandée et le féliciter dès que c’est terminé.

8. Relativiser : L’éducation d’un enfant prend du temps. Je me rappelle que je ne peux pas tout lui enseigner cette année. Si mon enfant ne comprend pas les consignes maintenant, je ferai en sorte d’être patient et de répéter en lui montrant l’exemple.

9. Se faire respecter : Si mon enfant devient insolent ou impertinent, je stoppe la discussion et promets de l’écouter quand il sera plus calme et surtout respectueux. Je me tiens à ce que je dis pour ne pas perdre ma crédibilité.

10. S’associer au conjoint : J’évite la discorde à propos de l’éducation devant les enfants.  Au contraire, je renforce les interventions de mon/ma conjoint(e). Si je ne suis pas d’accord, je lui en reparle en privé et nous décidons ensemble des grandes lignes de l’éducation que l’on veut pour nos enfants.